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Si la croisière m'était contée...

Si la croisière m'était contée...

16/06/2020
Si la croisière m'était contée...

Si vous aimez lire, alors vous serez d'accord avec le fait que lire des livre permet à la fois de s'évader, mais aussi de se rappeler des souvenirs... Cela dit, les livres peuvent nous faire voyager, et nous y donner envie ! 

Nous vous proposons une suite d'extraits issus de l'oeuvre Paquebots, la vie à bord, de Catherine Donzel paru en octobre 2005. Vous allez embarquer dans l'ambiance de 1850 et découvrir la croisière d'une autre manière. Cala vous rappelera peut être des souvenirs de vos croisières, ou alors vous donnera envie d'en faire une ! 

 

Oublier la mer

« Il me parut ce qu’il était : énorme ». Jules Verne, « Une ville flottante ».

Enormes ! C’est ce qui définit le mieux ces géants de la mer, grands comme des villes d’eau, glissant tous feux allumés et presque sans bruit sur l’océan noir. Enormes ! Avec énormément de coursives et de machines, énormément de luxe, énormément de monde surtout, de la soute aux ponts, en bleu de chauffe, en livrée, en uniforme, en spencer ou en robe du soir. Enorme le frisson, impossible à réprimer mais facile à imaginer quand, depuis le quai ou le transbordeur, on découvre le paquebot : de vertigineuses parois de métal, qu’on contemple la tête renversée comme on le ferait au pied des Pyramides.

La huitième merveille du monde, c’est ainsi que chacun de ces vaisseaux se doit d’apparaître. L’Imperator (1913) qui promène sur les mers l’aigle gigantesque ornant sa proue, le Roma (1926) « plus large que le Rialto et plus haut que la tour de Pise », le Rex (1932) aux douze ponts, le Normandie (1935) long comme l’avenue de l’Opéra, ou le Queen Mary (1936) dont chaque cheminée pourrait loger trois locomotives roulant de front : tous uniques, tous bâtis pour la légende de l’océan Atlantique, entre l’Europe et New York, là où la mer est redoutable, là où seuls des colosses peuvent résister aux vents furieux de l’hiver, aux vagues monstrueuses, au froid terrible qui gèle l’eau des embruns sur les mâts et les ponts. Depuis le début du XIXe siècle, c’est la route des profits, des échanges, celle qu’empruntent les Américains pressés – princes de la finance et de l’industrie –, celle qui en même temps véhicule les sacs de courrier, à pleines soutes. Le courrier, ce sera toujours l’affaire des « paquebots » : « packet boats », disent les Anglais, puisque leur première vocation est d’acheminer lettres et paquets.
 

Photo en noir et blanc d'un paquebot de 1935, Le Normandie, naviguant, 3 cheminées

Le Normandie, 1935 et ses 3 cheminées


Dans les années 1840-1850, l’ensemble des nations occidentales soutient la navigation « postale ». L’ère de la vapeur permet d’envisager la création de lignes régulières, avec programmation d’arrivées et de départs… Les compagnies maritimes capables de tenir les délais imposés empocheront les subventions gouvernementales. Et tant mieux si, de surcroît, certains de leurs bateaux remportent le « Blue Ribbon ». Car il est très convoité ce Ruban bleu que l’on hisse au mât du paquebot ayant effectué un nouveau record de vitesse entre l’Europe et New York.

Qu’un navire remporte ce trophée, et c’est l’assurance pour sa compagnie de voir le nombre des réservations monter en flèche… avant qu’un autre bâtiment ne vienne lui souffler le titre. Cette compétition acharnée va durer plus d’un siècle et le monde en lice : les compagnies anglaises, bien sûr, comme la très puissante Cunard créée en 1840, ou sa rivale la White Star Line, créée cinq and plus tard ; les compagnies américaines, comme la Collins ; la flotte française de la Compagnie Générale Transatlantique (CGT) fondée par les frères Pereire ; sans oublier les Allemands, avec les beaux navires de la Hamburg-Amerika (HAPAG) créée en 1847, ou ceux de la Norddeutscher Lloyd (NDL) créée dix ans plus tard. Ni règle, ni prudence, dans cette course au Ruban bleu. Les capitaines sont prêts à tout et par tous les temps. A bord, des milliardaires engagent d’énormes paris sur l’issue de la course et à New York on attend les arrivées en ramassant les mises. Une vraie folie ! Nombre de passagers en sont indisposés. On enregistre des plaintes, des réclamations, on s’inquiète et avec raison : les naufrages sont innombrables et l’imprudence n’y est pas étrangère. C’est ainsi que la Collins, entre 1854 et 1856, perd deux splendides bateaux lancés à vive allure, envoyant par le fond des centaines de passager dont la femme du fondateur, Mrs. Collins, et ses deux enfants. Complètement discréditée, la compagnie dépose son bilan.

A l’évidence, la vitesse est un excellent argument mais il ne suffit pas. Encore faut-il gagner la confiance des passagers, les débarrasser de leurs peurs, les amener d’une façon ou d’une autre à apprécier la traversée, bref, à oublier la mer. La France s’y prend assez bien, cultivant à bord une vie élégante et joyeuse. La Touraine, géant de sa marine marchande, impose ce style dès 1891 avec un accueil charmant, des cabines spacieuses, un joli fumoir japonais, des boiseries d’acajou et une table excellente. Un passager bien nourri est un passager heureux, les Allemands l’ont aussi compris : c’est Escoffier lui-même qui organise les cuisines des paquebots de la HAPAG. Pour le décor ils ne lésinent pas non plus et le Kaiser Wilhem der Grosse, fleuron de la NDL, ruisselle d’ors et d’ornements. Le public est séduit par ce style germanique : du confort, du luxe, de la grandeur et une bonne impression de solidité. Les quatre cheminées des paquebots de la HAPAG deviennent pour les voyageurs le symbole même de la sécurité. Au point que les dirigeants de la White Star Line doteront le Titanic de quatre cheminées, alors que le moteur n’en nécessitait que trois… la quatrième n’étant qu’un simulacre. Un stratagème surtout destiné à rassurer les émigrants qui, à l’époque, choisissent leur embarcation sur maquette. Car pour attirer ces passagers de l’entrepont – souvent plus nombreux sur un même navire que les occupants des première et deuxième classes réunies – les compagnies se livrent à une concurrence, à une guerre des tarifs impitoyables.  L’émigrant est pauvre mais il est légion ; de 1820 à 1920, soixante-douze millions d’Européens vont quitter leur pays pour tenter leur chance ailleurs, trente-quatre millions d’entre eux embarqueront pour les Etats-Unis. Cette manne, les compagnies anglaises en profitent au premier chef : elles ont les Irlandais sous la main. Les Allemands aussi sont bien placés, drainant par Hambourg et Bremerhaven l’émigration de l’Europe centrale. La Compagnie Générale Transatlantique, géographiquement moins favorisée, ne renonce pas pour autant : c’est depuis l’Autriche, l’Italie ou les Balkans que les agents recruteurs français rabattent les candidats au voyage.

Le débarquement à New York est certes le plus couru, mais il est bien d’autres destinations et d’autres lignes. La Canadian Pacific Railways Company, par exemple, avec sa flotte de paquebots tous baptisés Empress, propose un Southampton-Québec, que l’on peut prolonger jusqu’au Pacifique, via le chemin de fer, avec transbordement à Vancouver. De là tout est possible : l’Australie, si l’on veut, ou encore Yokohama et même Hong Kong. On rejoint alors, à rebours, le trajet des grandes lignes classiques de l’Orient. C’est là qu’opère la Peninsular & Oriental, compagnie des vastes Indes sous influence britannique, dont Kipling vante les mérites : « Les paquebots de la P&O ne sont pas éclairés avec cette écœurante abondance de lumière qu’on prodigue sur les paquebots de New York ; ce pourquoi l’on vit une existence plus paisible, plus pittoresque, – voire plus sentimentale… ».
 

Ville de Québec et son Vieux-Port

Québec et son Vieux-Port, aujourd'hui

Aller en Australie, l'une des possibilités de destination ! 

 

Passionante cette histoire... On se croirait presque dans cette ambiance d'autrefois. La croisière a bien évolué.
La suite arrive prochainement ! 

 

Auteure : Nina 
Rédactrice chez Les Experts Croisières
 

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De marine  - Le  09/07/2020 10:52
Votre article me donne envie de voyager et faire le tour du monde pour prendre un grand bol d'air frais !
De Hans  - Le  16/06/2020 11:35
Un voyage dans le temps.. Magnifique, je connais bien Cunard !
Si la croisière m'était contée...(partie 2) Sur les traces des dieux grecs
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